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Le Clash de l’Oiseau : E.T. de Katy Perry

26 Avr

Ne reculant devant rien pour son art, Jay Bird inaugure aujourd’hui un nouveau type de chronique : la vidéo ! Et tel un aigle s’abattant majestueusement sur sa proie, Jay Bird s’attaque avec fougue au niveau clip de Katy Perry : E.T., avec en prime, un featuring éclair de Brain !

Grâce à notre graine de Zemmour, Mulholland entre enfin dans le troisième millénaire !

Almost Everything I Wish I’d Said the Last Time I Saw You

11 Avr

Autant vous le dire tout de suite, écrire à propos de Wakey!Wakey! et l’album Almost Everything I Wish I’d Said The Last Time I Saw You n’est pas chose aisée. Un peu à la manières des éclipses solaires, une découverte musical de ce genre ne se fait pas tous les jours et doit se compter sur les doigts d’une seule main dans une vie. C’est pour des moments comme ceux là que nous aimons aussi la musique, non ? Je me dois, alors, de peser chaque phrase, chaque mot.

« Home is where your heart is… »

Wakey!Wakey! est né à Brooklyn, de ses cafés et théâtres musicaux et des influences qui vont avec. Mais surtout Wakey!Wakey! est né du talent de Michael Grubbs, lui même originaire de Brooklyn et qui a profité de la scéne prolifique du comté de New York pour étayer son identité musical.

L’attachement du grand dadet barbu à son quartier se ressent dans les titres comme Brooklyn et 1876 – The Brooklyn Theater Fire*. Il fait partie intégrante de lui et de sa musique. Home is where your heart is…

« See, it feels bad now but it’s gonna get better. »

L’Amour est un sujet que bien des groupes (tous ?) ont abordé. Mais Grubbs ne l’aborde pas, il nous le fait vivre et pour beaucoup, revivre. Chaque chanson est vraie, vécue et vivante, n’importe quel individu ayant, un jour, laisser son coeur prendre le dessus, s’en rendra facilement compte. Toute personne ayant eu le coeur brisé trouvera du réconfort dans les paroles et les chansons de Wakey!Wakey! Car la musique joue ici, le rôle que je lui préfère. Celui de réparer et de redonner de l’espoir aux coeurs brisés que nous sommes, ou avons tous été.

Je n’ai pas peur de le dire, Grubbs est un génie, un génie de l’émotion. Sa musique est simplement ce que j’ai écouté de plus proche des sentiments qu’une relation amoureuse peut générer en nous.

Que dire de sa voix… Frappante, une des plus puissantes que j’ai pu entendre, il n’y qu’à l’écouter juste lui accompagné de son piano pour se rendre compte de ce qu’il dégage.

Almost Everything I Wish I’d Said The Last Time I Saw You est magistral et épique de la première à la dernière minute, dans chaque note, chaque lyrics, dans chaque respiration profonde qui accompagneront votre écoute.

*Référence à l’incendie ayant ravagé le Brooklyn Theater un soir de décembre 1976.

Almost Everything I Wish I’d Said the Last Time I Saw You. USA, 2010. De Wakey!Wakey!.

Critique de Jay Bird.

Man on the Moon : End of Day

1 Avr

Kid Cudi, beaucoup pourrait l’assimiler à Day’n Nite, single d’une mixed tape, archi diffusé sur nos ondes et qui pourrait cacher l’immense talent du bonhomme. Car pour moi aussi l’amalgame était vite fait.  » Encore de la musique à passer en boite, simplement pour que les gens dansent sur un rythme bien arrangé. « 

J’étais loin de me douter de l’artiste qu’était Kid Cudi. Déja quand on est pote avec Jay-Z et Kanye West, qu’on apparait en featuring sur les derniers albums de ces deux superstars du Hip-Hop américain, on a surement quelque chose d’intéressant à dégager.

J’ai donc découvert Man on the Moon : End of Day en levant mes aprioris. Etre ouvert est le travail de tout critique, non ? L’album est bourré de featuring, et pas n’importe lesquels, Cudi touche à tout, Rap, Electro, Rock, ainsi Kanye West, MGMT, Ratatat, Chip tha Ripper, pour ne citer qu’eux, viennent se joindre à la bataille. Bataille d’une vie qui n’a pas toujours été rose pour l’enfant de Cleveland. Soundtrack 2 My Life raconte cette histoire avec cette sincérité qui vous retourne les tripes, et rien qu’avec cette track, Cudi passe dans cette catégorie d’artistes qui ne gaspille pas les mesures, et méritent d’être écoutés.
Pursuit of Happiness suit cette voie et nous offre un conte sur la recherche du bonheur. Le type de chanson qui marquera certainement un moment de votre vie, comme elle l’a déja fait pour moi. Un tube en perspective.
L’album se clot sur Up, Up, And Away, entrainante, avec de nombreux arrangements rock qui ne sont pas pour me déplaire. Oui la musique est universelle, et les genres se mélangent ici à merveille.

Man on the Moon, The End of Day, est un album qui fait du bien en cette période, même pour moi, novice en matière de Hip-Hop. Aucune des 15 chansons n’est à jeter, elles forment ce tout homogène qui fait de cet album un des meilleurs que j’ai pu écouter cette année. Alors prenez le temps, adorateurs de Hip-Hop ou non, Jay Bird se porte garant de cette artiste dont il est littéralement tombé en amour.

Man on the Moon: The End of Day. Etats Unis, 2009. De Kid Cudi, produit par Kanye West. 58m 31.

Critique de Jay Bird.

Screaming Bloody Murder

30 Mar

Je me souviens encore de la première fois ou j’ai entendu Hell Song. Je découvrais les  joies du téléchargement illégal, de Kazaa d’une intro et d’un solo qui résonnent encore régulièrement dans mes oreilles. L’ado que j’étais commençait à peine à s’intéresser à autre chose que ce que Skyrock lui proposait. Sum 41 est le groupe que j’écoute depuis le plus longtemps, en découle alors l’importance que je donne à chaque sortie d’album des Canadiens.

Screaming Bloody Murder, est leur sixième album et sans doute un des plus attendus, certains fans attendant la rédemption après un décevant et redondant Underclass Hero à leurs gout. Coupons tout de suite cours au suspens, la plupart d’entre vous ont de toute façon pu d’ores et déjà écouter ce nouvel opus qui, à mon sens, constitue belle et bien un renouveau et non une rédemption. Car rédemption il n’y avait pas lieu d’être. Underclass Hero mena à Screaming Bloody Murder. Pourquoi ? Car qu’on le veuille ou non, la façon d’écrire du groupe à changé depuis cet album, le départ de Dave Baksh et le mariage d’Avril Lavigne et Deryck Whibley, leader du groupe,  étant passés par là. Le prédécesseur de Screaming Bloody Murder nous a donc ouvert les portes d’une écriture plus intime de la part du leader du groupe aux 11 ans de carrière. Seulement voilà, l’homme à changé, sa vie personnelle également et aux sonorités pop-entraînantes d’un mariage remplissant l’artiste de bonheur laisse maintenant place à un album, plus mature que pouvait l’être Chuck, à la sonorité et aux lyrics très noires exprimant la rage et la tristesse qu’ont sans doute pu causer son divorce.

Pour les rares s’intéressant encore un tant soit peu à l’ex compagne de Deryck, il est intéressant de faire un rapprochement entre les deux dernières productions de nos ex-mariés et de leurs formations. Leur relation ayant directement influé sur celles ci. Prenons donc Underclass Hero et The Best Damn Thing, deux album aux sons tels qu’on aime les entendre l’été, aux mélodies catchy, profondément punk rock dans leurs arrangements. L’amour est ses bienfaits…

 » If This Is Goodbye, Forever’s Just A Lie. « 

Un divorce plus tard et chacun nous sortent, une nouvelle fois, un album quasiment en même temps, Goodbye Lullaby dernier disque d’Avril Lavigne, est un recueil de chansons d’amour malheureux dont What The Hell est très peu représentatif. La tendance est a la plainte, sans vraiment de profondeur dans les textes, mais ce qui nous intéresse ici c’est sans doute le changement de tonalité soudain, que l’on retrouve également dans Screaming Bloody Murder. Cependant malgré la noirceur qui se dégage de l’album, il émane des paroles, non de la plainte, mais plutôt de la rage, de la résignation et sans doute beaucoup d’acceptation. Dans mon interprétation, sans doute à la va vite, je vois une certaine maturité dans la façon de Derrick d’accepter les choses, là ou je ne vois que de la simple complainte dans l’album de la belle canadienne. La tristesse peut être tellement bénéfique à la musique quand elle est bien utilisée. Lavigne reste la muse de Whibley. Et grâce à tout cela Screaming Bloody Murder contient une âme, chose que je n’avais auparavant jamais trouvé dans un album de Sum 41.

 » What A Way To Become a Man « 

Le disque est puissant dés les premières notes, Reason To Believe pose directement les bases du CD, alternant riffs imposant, mélodies au piano avec une homogénéité déconcertante. On constatera rapidement les progrès fait par Whibley au niveau vocal, alternant  tout ce qu’il avait pu faire jusque ici. Scumfuck et Screaming Bloody Murder sont sans doutes des singles en puissance mais l’album ne vend pas son âme au travers de ces deux titres et ils suivent parfaitement la tonalité qui donne tant de substance à ce disque. Vous vivrez sans doute un moment intense la première fois que vous écouterez A Dark Road Out Of Hell, combinaison des 3 chansons Holy Image Of Lies, Sick Of Everyone, Happiness Machine formant cette pièce épique de 12 minutes à travers laquelle j’ai pu ressentir l’aboutissement artistique de la bande de l’Ontario. Crash vous touchera ensuite directement au coeur, balade poignante ou la voix de Derrick aura rarement atteint ce niveau de justesse.L’album vous surprendra également avec les très rock’n roll Baby You Don’t Wanna Know et Time For You To Go. Qui aurait cru Sum 41 capable de nous sortir des titre de ce genre il y a quelques années ? Pas même moi.

Les chansons ne se ressemblent pas et chacune va chercher ses influences. Ne vous étonnez pas si vous retrouvez certains phrasés de Muse, Queen ou même d’Oasis. Après s’être copieusement plagié pour Underclass Hero. Derrick décide de s’inspirer de ce qu’il y’a de mieux et ça ne sera pas pour nous déplaire. Et malgré de nombreuses variations l’album reste très propre, ne versant pas dans le surplus ou le confus, l’outil magique qu’est le studio a été utilisé a merveille,  encore une signe de la maturité artistique qu’a atteint le groupe.

Les Kids écoutant Sum 41 parce que c’est cool et rebelle ne placeront pas Screaming Bloody Murder comme leur album de Sum 41 préféré mais plutôt Does This Look Infected ? ou All Killer No Filler, souvenirs d’une époque révolue. Quant aux puristes, adeptes du style Heavy du groupe, ils ne placeront pas non plus Screaming Bloody Murder en 1er mais plutôt Chuck. Mais pour ceux comme moi, qui ont grandi avec Derrick, Cone, Stevo et Dave, pour ceux comme moi qui ont du mal à devenir les hommes que le monde voudrait qu’ils soit, et qui ont besoin chaque jour d’une chose en laquelle croire pour se lever, pour ceux là Screaming Bloody Murder est de loin le meilleur album de Sum 41.

Screaming Bloody Murder. Canada, 2011. De Sum 41, produit par Deryck Whibley. 48m 38.

Critique de Jay Bird.

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